Le Soldat - 1er Grenadier

1er Grenadier
1er Grenadier
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ASSOCIATION JEAN ROCH COIGNET
1er GRENADIER
  LE SOLDAT  
Son Habillement
Avant de parcourir les autres pages de cette rubrique et dans certaines d’y découvrir des infos, des patrons, des détails qui vous permettrons de ne pas commettre certaines erreurs, voici tout d’abord comment un vrai grenadier doit s’habiller pour être présentable

grenadier
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PORTRAIT AU MORAL ET AU PHYSIQUE DU GRENADIER A PIED

 
Tel que le dépeint le capitaine Hippolyte de Mauduit :
 
 
Longtemps éprouvé par les marches, les fatigues, les privations, les bivouacs, par le soleil, comme par les frimas, le grenadier de la Garde était sec et maigre ; l'obésité était inconnue dans nos rangs. Tout chez ces hommes de fer était à l'épreuve : le coeur, le corps et les jarrets, aussi, est-on fait le tour du monde avec de pareils hommes.
 
 
La figure du grenadier était martiale et son attitude imposante, son teint, peu ou point relevé, mais hâlé ; ses joues creuses ; son nez, prédominant et généralement aquilin, son front demi-chauve par l'effet de sa plaque de grenadier ou rasé à l'ordonnance, son œil vif et fier, une épaisse et belle moustache, brunie par le soleil, et parfois grisonnante, ombrageait cette mâle figure. Une queue, artistement tressée et poudrée chaque matin, complétait l'ensemble de cette tête modèle.
 
 
Un cachet particulier de la coquetterie du grenadier de la Garde était la boucle d'oreille ; c'était sa première dépense en arrivant au corps, elle était de rigueur. Un camarade lui perçait les oreilles et y introduisait un fil de plomb, jusqu'au jour où son budget lui permettait l'anneau d'or du diamètre de l'écu de trois francs, lorsqu'il ne pouvait aller jusqu'à celui de cinq francs.
 
 
Le perceur d'oreille était ordinairement l'artiste du tatouage, et après cette opération venait celle du bras ou de la poitrine, car chaque grenadier, devait avoir aussi sur le corps, l'empreinte ineffaçable des attributs de l'amour et de la grenade.
 
Ces dessins étaient variés, suivant le goût et le talent de l'artiste, à qui ces piqûres éternelles faisaient une certaine réputation.
 
 
Après la boucle d'oreille, cet indispensable bijou du grenadier, vannait la montre en or, garnie de ses breloques ; mais il fallait pour cela au moins une année de privations et de constante économie, car , pendant les six premiers mois, le conscrit du 1er régiment de grenadiers devait se consigner volontairement au quartier, se contenter de son ordinaire et ne boire que de l'eau, pour rétablir sa masse à son niveau normal, sa première mise ne suffisait pas à l'achat complet de ce que nous appelions : notre tenue de ville et de salon, c'est à dire la culotte courte de nankin, le bas de coton blanc, l'escarpin et sa boucle en argent, enfin le chapeau crânement retapé.
 
 
Soigné dans sa tenue, homme d'ordre et rangé comme une petite maîtresse, le grenadier de la Garde avait toujours, dans sa ceinture, ce qu'il appelait : sa poire pour la soif ; c'est à dire, de vingt à trente napoléons...
 
 
La salle de police était pour le grenadier de la Garde, un hors-d’œuvre ; et si, par hasard, un ami avait fait sortir un grenadier de ses habitudes de tempérance et de dignité personnelle, jamais il n'apparaissait ainsi dans la rue ; l'uniforme de la Vieille Garde devait toujours se porter la tête haute et le jarret tendu ; le grenadier qui chancelait était ramené en voiture au compte de son prêt ; là il se bornait le code pénal du régiment.
 
 
Les plaisirs du grenadier était de deux catégories : les plaisirs d'intérieurs de famille, et les plaisirs de l'extérieur. Dans son quartier, c'était la partie d'impériale ou de piquet, mais surtout de la partie de drogue ; la salle d'armes et parfois la salle de danse, lorsque le Vestris du régiment avait découvert quelque pas nouveau , digne de figurer au Ranelagh de l'époque.
 
 
La cantine recevait aussi régulièrement sa visite une fois par jour, s'il y avait une politesse à rendre à un camarade, c'était la cerise à l'eau de vie et non la goutte militaire. Sa visite était d'ailleurs l'hommage du grenadier à la dame du comptoir, qui lui permettait de venir, en bon voisin, sans frais de toilettes.
 
 
Hors du quartier, ses goûts étaient pour la promenade, la matelote et le spectacle ; quelquefois le café, mais rarement le cabaret ; celui-ci était de trop mauvaise compagnie pour lui.
 
 
Courbevoie, Saint-Denis, Suresnes, Rueil, Nanterre, Boulogne et Saint Cloud telles étaient ses parties  de campagne avec madame ou ses buts de promenade solitaires ; parce que là , il se reposait toujours au foyer domestique de quelque vieux compagnon de bivouac, devenu gendre d'une blanchisseuse ou simplement retiré là, après avoir noblement payé son tribut à son pays.
 
 
Des théâtres de boulevards il faisait fi, le grenadier de la Garde aimait ce qui élevait l'âme à la hauteur de la sienne, Le Triomphe de Trajan était sa pièce de prédilection !…
 
 
Le grenadier de la Garde avait toujours dans ses papiers de famille son brevet de maître ou de prévôt d'armes, et cependant il n'était pas spadassin, le duel était aussi rare au régiment qu'un acte méritant la salle de police, et la fraternité la plus franche, la plus cordiale régnait entre toutes les armes de ce corps admirable, et rien n'était plus comique que le dialogue d'un grenadier à pied et d'un grenadier à cheval, plaidant l'un pour le sous-pied de guêtre et l'autre pour les gros talons ; c'était à s'en tenir les côtés !
 
 
Redoutable un jour de bataille, à Paris, au contraire, un enfant faisait du grenadier de la Garde tout ce qu'il voulait.
 
 
Que l'on se figure maintenant l'aspect que devait présenter de loin comme de prêt, un régiment composé d'éléments pareils !… Que l'on s'étonne du souvenir qui est reste à tous ceux qui ont été à même de l'admirer sous les armes.
 
 
Si un régiment de grenadier de la Vieille Garde était magnifique au Champs-de-Mars, sur le champ de bataille il était sublime !!! Là chaque grenadier devenait un héros que ni les boulets, ni les obus, ni la mitraille, ni les balles ne faisaient sourciller ; le boulet, en le renversant, renversait une statue au coeur chaud.
 
 
Mais si dans l'impétuosité de sa charge, une colonne de cavalerie rencontrait sur son passage un carré de ces grenadiers, c'est alors qu'ils se montraient et faisaient payer cher à ses escadrons ennemis leur imprudente tentative ! Quel calme ! Quelle valeur froide et impassible et quels ravages dans les rangs de ses cavaliers !… Chaque balle atteignait homme ou cheval, tant qu’ils restaient à leur portée, car reconnaissant bientôt leur fatale erreur, ils disparaissaient avec la rapidité de l'éclair, pour se rallier derrière quelques abris de terrain ou de quelque bouquet de bois, sans prendre souci de ce qu'ils avaient laissé aux pieds de ses redoutables soldats !
 
 
A de telles troupes, il fallait aussi des officiers d'élite, tous l'étaient, en effet, pour la valeur et pour l'audace…
 
 
Texte tiré du livre La Garde Impériale de Louis Falloux (page 97 à 99)
Bonnet
Le bonnet à poils
LE BONNET À POIL DES GRENADIERS À PIED DE LA GARDE IMPÉRIALE
Modèle 1808-1815.
Quel objet symbolise le plus la garde Impériale, nous ne pouvions passé à côté du symbole de celle ci, à savoir le fameux bonnet à poils.
En effet, «  DE TOUS LES OBJETS MILITAIRES ET HISTORIQUES QUE NOUS SOMMES AMENÉS À RENCONTRER, AUCUN NE PEUT RIVALISER, PAR SON PRESTIGE, SON SYMBOLISME, AVEC CELUI QUE NOUS ALLONS VOUS PRÉSENTER AUJOURD’HUI :
SOUVENIR INCARNANT MIEUX QUE TOUT AUTRE, L’ÉPOPÉE NAPOLÉONIENNE, ET LA GRANDE ARMÉE, LE BONNET D’OURSIN DES GROGNARDS EST UN MYTHE DONT TOUT PASSIONNÉ D’HISTOIRE A RÊVÉ, UN JOUR…  »
BERTRAND MALVAUX
Malgré la symbiose entre ses Grenadiers et Napoléon, leur bonnet n’a jamais fait l’objet d’une étude détaillée !
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